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Formation permaculture en ligne · 87,60 € TTC · réglable en trois fois · essai garanti un mois

Je sème mon projet
Haie et prairie sous un ciel de fin de journée

Le métier

Comment devenir permaculteur : les métiers et leur cadre

Devenir permaculteur ne demande aucun diplôme obligatoire : la permaculture est une façon de concevoir, que l’on pratique dans au moins quatre métiers. Voici lesquels, avec leur statut et leur point de départ.

Faut-il un diplôme, un numéro, un statut particulier pour se dire permaculteur ? Non : le mot ne figure dans aucune nomenclature, et aucun certificat n’est exigé pour concevoir un jardin. Ce qui décide du cadre, c’est ce que vous proposez : des légumes, des plans, des heures de jardinage ou des ateliers n’ont ni le même statut, ni la même caisse sociale, ni les mêmes clients. Commencez par là, puis choisissez votre chemin.

Quatre métiers derrière un même mot

Les métiers de la permaculture en France
MétierCe que vous proposezStatut courantCode APE plausibleAtouts à construire
Paysan en permaculturelégumes, fruits, plants, œufs, mielexploitant agricole, affilié à la MSA01.13Z légumes ; 01.30Z plants ; 01.50Z culture et élevage associésle BPREA pour les aides ; la méthode de design
Designer ou consultantdiagnostics, plans, accompagnement de projetmicro-entrepreneur ou société, à l’URSSAF74.90B activités spécialisées diversesvos réalisations ; un cours certifié, puis le diplôme de permaculture appliquée
Jardinier, créateur de jardinscréation, plantation, entretienmicro-entrepreneur ; services à la personne possibles pour l’entretien81.30Z services d’aménagement paysagerl’expérience de chantier ; un diplôme du paysage, si vous le souhaitez
Animateur, formateurateliers, initiations, interventions en école ou en entreprisemicro-entrepreneur, salarié d’association85.59A formation d’adultes ; 85.59B autres enseignementsun cours certifié ; une déclaration d’activité pour la formation professionnelle

L’INSEE attribue le code APE à l’immatriculation, d’après l’activité principale que vous déclarez. Ceux du tableau sont les plus plausibles, pas des cases à cocher.

Les mots libres, les mots réservés

« Permaculteur », « designer en permaculture » ou « consultant en permaculture » sont des mots libres : vous pouvez les imprimer sur une carte de visite demain matin. Trois repères permettent de rester dans les clous.

Le titre de paysagiste concepteur

Il est réservé aux titulaires d’un diplôme d’un établissement agréé depuis la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité (article 174). La conception de jardins reste une activité libre : dessinez autant que vous voulez, et présentez-vous comme designer ou concepteur de jardins en permaculture.

L’architecte, au-delà de certains seuils

Un particulier qui construit fait appel à un architecte dès que la surface de plancher dépasse 150 m² ; le seuil est de 800 m² pour les constructions agricoles (décret n° 2016-1738 du 14 décembre 2016). En dessous, le designer peut accompagner le projet de la maison en paille ou de la serre.

Les produits phytosanitaires et la formation professionnelle

Conseiller l’usage de produits phytopharmaceutiques est une activité agréée ; en permaculture, la réponse passe presque toujours par la diversité, les auxiliaires et le choix des variétés. Quant à la vente de formation à des professionnels, elle suppose une déclaration d’activité auprès de la DREETS ; animer des ateliers pour des particuliers n’en demande pas.

S’installer comme paysan en permaculture

Pour produire et vendre, il faut un statut agricole, et la porte d’entrée est le Point Accueil Installation de votre département, le plus souvent tenu par la chambre d’agriculture. Le premier rendez-vous est gratuit. Le parcours ressemble ensuite à ceci.

  1. Le plan de professionnalisation personnalisé

    On fait le point sur vos compétences, puis on liste les stages et formations à suivre. Ce plan, le PPP, est un passage obligé pour les aides.

  2. La capacité professionnelle agricole

    Elle s’obtient avec un diplôme agricole de niveau 4, le plus souvent le BPREA, et un PPP validé. Elle conditionne la dotation jeunes agriculteurs, réservée aux candidats de 18 à 40 ans à la date de leur demande.

  3. L’affiliation à la MSA

    Vous êtes chef d’exploitation si votre activité atteint l’activité minimale d’assujettissement (article L722-5 du code rural) : une surface minimale fixée par département, ou 1 200 heures de travail par an, ou un revenu professionnel d’au moins 800 fois le SMIC horaire. En dessous, vous pouvez être cotisant de solidarité, un statut de démarrage progressif.

  4. La terre

    La SAFER intervient sur une bonne partie des ventes de terres agricoles ; la foncière Terre de Liens achète des fermes pour les louer ; les espaces-test agricoles, fédérés au sein du réseau RENETA, vous prêtent un lieu et un cadre juridique pour essayer avant d’acheter. C’est tout le sujet du module 10 de la formation.

  5. L’eau

    Un puits ou un forage, même à usage domestique, se déclare en mairie, en vertu de l’article L2224-9 du code général des collectivités territoriales. Au-delà de certains volumes prélevés pour l’irrigation, on passe à une déclaration ou à une autorisation auprès des services de l’État.

Proposer des designs ou entretenir des jardins

La micro-entreprise suffit pour commencer. Prenez aussi une responsabilité civile professionnelle : l’article 640 du code civil interdit d’aggraver l’écoulement naturel des eaux vers le terrain d’en dessous, et c’est précisément le genre de point où une assurance rassure.

Si vous entretenez des jardins chez des particuliers, la déclaration en services à la personne permet à vos clients de déduire la moitié de la dépense de leurs impôts, dans la limite de 5 000 € de dépenses de jardinage par an et par foyer. Seuls les petits travaux d’entretien y entrent ; la conception et la création d’un jardin en sont exclues. Beaucoup de praticiens combinent donc les deux : un design facturé à part, puis un entretien régulier qui ouvre droit à l’avantage fiscal.

Construire son tarif

Les écarts entre régions et entre praticiens sont trop grands pour donner un tarif moyen. Voici plutôt comment construire le vôtre.

  1. Chronométrez un design complet

    Sur votre propre terrain d’abord : visite, relevés, analyse, plan, document remis. Notez chaque heure, trajets compris.

  2. Partez de ce dont vous avez besoin

    Le revenu annuel visé, plus vos cotisations sociales, votre assurance, votre véhicule et votre matériel.

  3. Divisez par les jours réellement facturables

    Ils sont moins nombreux que les jours travaillés : prospection, administratif, creux de l’hiver.

  4. Situez-vous

    Demandez autour de vous ce que facturent un paysagiste, un bureau d’études, un conseiller agricole. Vos clients compareront.

Qui sont vos clients ?

Les particuliers d’abord, et ils sont plus nombreux qu’il y a dix ans : depuis le 1er janvier 2019, la loi n° 2014-110 du 6 février 2014, dite loi Labbé, interdit aux jardiniers amateurs d’acheter et d’utiliser la plupart des pesticides de synthèse. Beaucoup cherchent comment faire autrement.

Viennent ensuite les néo-ruraux qui ont acheté du terrain, les écoles et les communes qui créent des jardins pédagogiques, les associations de jardins partagés, les porteurs de projet agricole qui veulent dessiner leur ferme avant de l’acheter, et les entreprises en quête d’une activité d’équipe utile : le team building en permaculture est une petite niche bien réelle. Beaucoup de praticiens combinent deux activités ou davantage : maraîchage et ateliers, entretien et conception, animation et pépinière.

Existe-t-il un bac en permaculture ?

Non : le mot ne figure dans l’intitulé d’aucun bac, BTS ou diplôme national. Les formations agricoles officielles (bac professionnel, BTS, BPREA) font en revanche une place croissante à l’agroécologie, avec des spécialités en maraîchage biologique. Nous expliquons ici comment s’y retrouver.

Où se place la formation dans votre parcours

Elle vous donne la couche de conception commune aux quatre métiers : lire un terrain, placer les éléments, phaser les travaux. Pour un jardinier qui veut proposer plus que de la tonte, pour un porteur de projet qui veut comprendre sa ferme avant de l’acheter, pour un futur animateur qui veut des bases solides, c’est un excellent premier pas. Le programme complet est ici.

Je commence les 10 modules

Lien partenaire : une commission revient à ce site sur chaque inscription, sans rien ajouter à votre prix, réglé à l’organisme.

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