Énergie et terre accessible : modules 9 et 10 de la formation en permaculture
Les deux derniers modules sortent du jardin pour parler d’énergie, de terre à trouver et de gens avec qui travailler : le volet qui prépare le mieux une installation.
Deux modules pour finir par les vraies questions
Les huit premiers modules traitent de ce qui se plante, s’arrose et se bâtit. Les deux derniers posent ce que les porteurs de projet découvrent trop souvent après coup : combien d’énergie un design consomme, et d’où viendra la terre qu’on exploite. Le module 9 est court et dépaysant, le module 10 est le plus engagé du cours. Si vous préparez un projet agricole, lisez-le dès que vous avez fini le module 2.
Module 9 : adapter la technologie
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Adapter la technologie
Au programme
Notre dépendance actuelle à la technologie
Énergie et permaculture, l’énergie électrique
Les appareils électroménagers
Techniques pour déplacer l’eau
Ce que les sociétés paysannes accomplissent sans machines
La valeur de la « xula » chez les peuples mayas
Ce que vous saurez faire
Auditer l’énergie de chaque élément de votre lieu
Remplacer une machine par la gravité ou un geste simple
Prioriser ce qui mérite vraiment un équipement
Chez nousPour déplacer l’eau sans électricité, regardez le bélier hydraulique, inventé à la fin du XVIIIe siècle par Joseph-Michel de Montgolfier, et la gravité tout simplement : une cuve placée en hauteur fait le travail d’une pompe à chaque fois que le relief le permet.
La bonne question : ce que coûte chaque élément
Le module apprend à auditer un lieu comme on lit une facture : pour chaque élément, d’où vient l’énergie, que coûte-t-elle, peut-on s’en passer. Une pompe qui monte l’eau du puits à la maison consomme tous les jours ; une cuve placée au-dessus du potager n’en consomme pas, elle se remplit une fois. Un séchoir solaire remplace un déshydrateur électrique. Cette démarche, plus féconde qu’une liste d’appareils, se réutilise pour tous vos futurs choix.
Pour dimensionner un système précis (panneaux, pompe, débit d’un goutte-à-goutte), un installateur ou les fiches pratiques de votre région prennent le relais : le module vous apprend à formuler le besoin avant de demander un devis.
Un outil sans moteur : la brouette reste imbattable pour déplacer paillis et compost.
Module 10 : les structures invisibles
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Les structures invisibles
Au programme
Qui profite des structures actuelles de la société
Le mouvement de l’alimentation locale
Un modèle de propriété foncière dans les Appalaches
D’autres moyens d’accéder à la terre
Construire un mode de vie durable
Ce que vous saurez faire
Identifier les chemins d’accès à la terre
Imaginer vos débouchés locaux : paniers, marchés, restauration
Bâtir un réseau de relais autour de votre projet
Chez nousEn France, le foncier agricole passe souvent par la SAFER ; la foncière citoyenne Terre de Liens achète des fermes pour les louer à des paysans ; les espaces-test agricoles permettent d’essayer avant de s’endetter ; les AMAP et la vente directe forment le « mouvement alimentaire local » dont parle le cours.
Les deux clés d’une installation : la terre et les débouchés
Beaucoup de projets se jouent avant le premier semis : une terre abordable, un bail sûr, des clients. Ce module montre, à partir d’un modèle américain de propriété foncière dans les Appalaches, qu’on peut organiser autrement l’accès à la terre : fonciers collectifs, baux de long terme, partage d’outils. La France a ses propres équivalents, encadrés par la loi, à étudier avant de signer une promesse de vente.
La seconde moitié, sur le mouvement de l’alimentation locale, fait le lien avec la vente : paniers, marchés, restauration locale. Un bon réflexe, avant d’investir, consiste à proposer ses premiers légumes à dix voisins et à mesurer l’accueil.
Exemple d’exercice
Cartographier ses relais avant de chercher une parcelle
Prenez une feuille et dessinez, dans un rayon de trente kilomètres de chez vous, qui pourrait acheter, prêter, conseiller ou former : un marché, une AMAP, un espace-test agricole, un lycée agricole, un pépiniériste, un voisin éleveur.
Ce plan de relations compte autant qu’un plan de terrain : il montre où votre projet a une chance, avant d’avoir dépensé quoi que ce soit.
Ce que vous aurez en main
Un audit d’énergie de votre lieu, avec les trois postes à alléger en premier.
Une carte de relais : acheteurs, voisins, structures d’accompagnement.
Le dixième module clôt le cours sur une idée simple : une exploitation tient autant par ses liens avec les voisins que par sa fertilité. Il reste alors l’examen, le QCM à 80 %, et votre certificat de fin de formation.